Pour l'édition 2026 nous avons voulu essayer un nombre de participants beaucoup plus réduit, par rapport à la dernière année. Même si sur l'appel à candidatures nous avions pensé qu'à 4 finalement nous avons retenu 5 participants étant donnée les recherches proposées:
Shatha Afify (Le Caire, Égypte) travaille sur une pièce de théâtre dans laquelle les personnages sont bloqués dans le désert à cause d'une tempête de sable. Elle voulait avoir un regard du Sahara depuis la région occidentale afin de débloquer autant les personnages qu'elle même.
Juan Carlos Bracho (Madrid-La Línea, Espagne) développe sa carrière artistique à Madrid mais dans sa ville natale La Línea de la Conception mène des projets et des recherches avec des association et communautés qui n'appartient pas au monde de l'art contemporain et comme même il arrive à produire de l'art. Il voulait découvrir comment nous faisons dans un autre contexte complètement différent au sien.
Mia Grace Brown (Casablanca-Paris, Maroc), habite entre le Maroc où elle a agrandi et Paris où elle est passée. Elle travaillait déjà sur un projet photographique autour des marabouts et même si son domaine principale est celui du cinéma, elle voulait explorer les sons de l'oasis.
Younes Klinge (Berlin, Allemagne) est chercheur et Dj, deux facettes qu'il a voulu appliquer à Tighmert, notamment la musique liée aux croyances.
Alinta Sara (Martinique-Londres, France) habite à Londres mais elle fait des recherches de long terme à propos des communautés noires en Afrique et au Brasil.
Puisque certains participants sont arrivés en avance, nous sommes parties avec eux au souk hebdomadaire de Guelmim, toujours très intéressant d'un point de vue anthropologique, notamment grâce à la présence de nomades venus de la région pour vendre leurs animaux et produits.
Shatha Afify (Le Caire, Égypte) travaille sur une pièce de théâtre dans laquelle les personnages sont bloqués dans le désert à cause d'une tempête de sable. Elle voulait avoir un regard du Sahara depuis la région occidentale afin de débloquer autant les personnages qu'elle même.
Juan Carlos Bracho (Madrid-La Línea, Espagne) développe sa carrière artistique à Madrid mais dans sa ville natale La Línea de la Conception mène des projets et des recherches avec des association et communautés qui n'appartient pas au monde de l'art contemporain et comme même il arrive à produire de l'art. Il voulait découvrir comment nous faisons dans un autre contexte complètement différent au sien.
Mia Grace Brown (Casablanca-Paris, Maroc), habite entre le Maroc où elle a agrandi et Paris où elle est passée. Elle travaillait déjà sur un projet photographique autour des marabouts et même si son domaine principale est celui du cinéma, elle voulait explorer les sons de l'oasis.
Younes Klinge (Berlin, Allemagne) est chercheur et Dj, deux facettes qu'il a voulu appliquer à Tighmert, notamment la musique liée aux croyances.
Alinta Sara (Martinique-Londres, France) habite à Londres mais elle fait des recherches de long terme à propos des communautés noires en Afrique et au Brasil.
Puisque certains participants sont arrivés en avance, nous sommes parties avec eux au souk hebdomadaire de Guelmim, toujours très intéressant d'un point de vue anthropologique, notamment grâce à la présence de nomades venus de la région pour vendre leurs animaux et produits.
Une fois tous les participants étaient arrivés, le premier matin nous avons parcouru l'oasis afin de leur montrer le principe des oasis; la distribution de l'eau à travers les canaux, les éléments de l'agriculture oasienne, l'architecture en terre et le rapport avec les nomades et les routes de caravanes.
L'après-midi, nous sommes allés à la source naturelle, 2 km à l'est de l'oasis, qui était historiquement la principale source d'eau et qui s'est asséchée ces trois dernières années.
L'architecture en terre n'est pas un sujet que nous mentionnons lors des promenades, la maison que nous utilisons Dar Ammar devient un dispositif qui peut être utilisé de plusieurs manières selon les besoins, ce qui est une des richesses de l'habitat oasien.
Les participants ont pu suivre le processus de construction en terre d'une finition dans une maison traditionnelle en apprenant comment faire un enduit de terre et paille, avec l'aide de Ahmed Sabar, membre de l'équipe et maçon.
Younes était intéressé par plusieurs sujets, dont la musique traditionnelle et les sons du désert, mais aussi par les croyances païennes et leur représentation à travers la musique et les chants. Nous lui avons montré un lié vénéré par les femmes qui viennent pour chercher la baraka ou bien demander un marie, des enfants...
Avec Mia et Shatha nous avons eu la chance de rencontrer une famille nomade et les deux ont pu échanger et prendre un thé avec eux.
Avec Mia et Shatha nous avons eu la chance de rencontrer une famille nomade et les deux ont pu échanger et prendre un thé avec eux.
Dar Ammar, en tant que point de rencontre, est propice aux échanges entre les participants de la Caravane Tighmert, les membres de l'équipe et les habitants de l'oasis qui nous rendent visite quotidiennement, finissant par chanter et danser tous les soirs.
Avec moins de participants nous ne pouvons organiser autant d'atelier avec les enfants comme nous avions l'habitude. Or, Younes, Shatha et Mia d'un côté et puis Juan Carlos et Alinta de l'autre, ont voulu mener deux ateliers avec les jeunes, un lié aux sons de l'oasis et un autre lié au dessin.
Les derniers jours de Caravane Tighmert nous proposons aux participants de vivre l'expérience nomade, c'est à dire, passer deux nuits en dehors de l'oasis, dormir à la belle étoile et faire à manger dans le sable (s'il y en a). Cela pourrait donner l'impression d'être tout simplement une expérience touristique, mais cela sera avec le temps que les artistes pourront comparer les modes de vie dans l'oasis ou en dehors.
Pour arriver au lieu où nous avons décidé d'établir le campement, il fallait passer par al-Borj, un petite village à 65km de Tighmert. Nous étions un peu choqué par l'aménagement car des nombreux petits espaces verts se développaient à l'intérieur des maisons, dans leur jardins ou bien autour des constructions. Nous avons appris qu'il s'agit d'un projet dans le cadre du Plan Maroc Vert du Gouvernement et il serait intéressant de faire un suivi pour étudier si cela pourrait devenir un modèle pour reboiser les oasis ou même créer des nouveaux, notamment dans les petits villages des régions désertiques qui ont aucun protection face au vent, sable et soleil.
Alinta avait trouvé des mentions dans livre de l'existence d'une communauté noire à Laqsabi Tagoust, une petite oasis au sud de la ville de Guelmim et qui avait repris les fonctions de capital de la région au 12è siècle après Noul Lamta. Cette communauté était supposée être les descendants des esclaves qui travaillaient dans les sucrières de la région (les plus réputées étaient à Taroudant). Une visite au musée (privé) Dar Ahl As-Salik nous a permis de rencontrer les membres d'une troupe de musique et danse Ganga de la tribu Aït Lahcen qui nous ont raconté l'histoire de la tribu et de l'oasis.
Voici un sort d'épilogue visuel de la 12ème édition.
Comme il est tradition, à la fin de chaque édition nous demandons aux participants, et aux membres de l'équipe (présents), leurs avis sur le déroulement des activités et la dynamique du groupe afin d'introduire des changements lors de prochaines éditions et ainsi améliorer notre proposition culturelle.