laboratoire des cultures contemporaines du désert
ÉDITION 2021
Une année après l'incendie, cela a été très difficile de parcourir l'oasis avec les participants, en découvrant l'état des lieux. Mais c'est pour cela que nous avons voulu montrer aussi de l'espoir, en visitant la parcelle de Bouchra Boudali, dans laquelle nous avions fait une expérience pilote avec les artistes de l'édition 2020. Nous avions "planté" des hoyas, des potes céramiques fournis par M'barek Bouchichi qui sont remplis d'eau et grâce à leur porosité, lâchent de l'eau pendant une semaine, en épargnant une grande quantité d'eau. Et puis nous sommes visités des parcelles des habitants qui essayent de développer une agriculture mieux adapté aux contraintes de ces régions.
Dans cette édition nous sommes resté dans la maison de Bouchra Boudali, dans ces patios nous avons eu pas mal de moments de convivialité et d'échanges.
Pour que les participants puissent mieux comprendre la région, nous sommes parties au souk hebdomadaire de Guelmim, que dans l'histoire a été consideré comme le marche de chameaux le plus grand de l'Afrique. Cela a été un moment de grades caravanes sahariennes, mais ce n'est plus le cas. Par contre, dans ce marche on peut encore apprécier l'existence du nomadisme. Des nombreux nomades de la province vient pour vendre et acheter des animaux ou des outils qu'ils fabriquent.
Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le terrain de Slama El mkhaire, membre de l'équipe et que grâce à l'aide de Souad el-Maysour, à laquelle il avait accompagné lors de l'édition de 2018, il a peut démarrer un projet agricole. C'était une bonne occasion pour lui rendre visite et découvrir l'état d'avancement de son projet.
Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le terrain de Slama El mkhaire, membre de l'équipe et que grâce à l'aide de Souad el-Maysour, à laquelle il avait accompagné lors de l'édition de 2018, il a peut démarrer un projet agricole. C'était une bonne occasion pour lui rendre visite et découvrir l'état d'avancement de son projet.
Les rechaces des artistes se sont développé à différents niveaux et vitesses, entre d'autres, à cause de leurs connaissances sur le désert (Khadija, Inès, Diyae et Mohammed étaient déjà venus une et même deux fois à Tighmert). Khadija était intéressée par des outils utilisés par le nomades, à Inès on l'avait proposé un défi, ne rien faire, afin de se donner du temps pour réfléchir au lieu de produire, Diyae a fait une espèce de formation en maçonnerie en terre avec Ahmed Sabar, Ymane a travaillé sur les différents types de paysages à Tighmert et autour de l'oasis, Margarita et Abdallah on pu approfondir sur les modes de vie des nomades, Hakim a découvert la poésie hassaniyya, Mohammed a travaillé avec des objets récupérés dans la palmeraie et dans le désert, Imane a fait une installation en utilisant la laine de mouton dans le sable du désert, Soukaina a rencontré des enfants qui lui racontaient les histoires et comptes de Tighmert et Nouha a pu expérimenter comment nous organisons un événement dans un lieu pareil avec l'équipe de Tighmert.
Hakim, en tant que poète, voulait savoir plus sur la poésie en hassanya; nous avons demandé à Mohamed Chafaai, membre de l'équipe mais qui faisait ses études à Agadir, de lui rencontrer pour leur expliquer comment ils font les poètes hassanis.
L'état de la palmeraie après l'incendie nous a poussé, d'une certaine manière, à sortir de l'oasis. Bien que le séjour en dehors de Tighmert était déjà une tradition, cette fois-ci nous sommes restés trois nuits au lieu du deux initiales. Il est vrai aussi que Abdallah et Margarita avaient souhaité dans leur candidature de passer du temps chez les nomades, fait qui a été possible.
Passer du temps dans des territoires nomades permettent aux participants d'avoir un petit aperçu de ce type de vie et de comment ils sont capables de s'adapter aux contraintes imposées par le désert.
Passer du temps dans des territoires nomades permettent aux participants d'avoir un petit aperçu de ce type de vie et de comment ils sont capables de s'adapter aux contraintes imposées par le désert.
Dans le désert le temps est complètement différent à celui qui nous controle dans nos vies citadines, et nous donne l'opportunité réfléchir, avec nous seules ou en communauté, aussi d'avoir des conversations calmes et paisibles.
L'histoire de Mohamed Zarragane, artiste et membre de l'équipe, racontée par lui même.
Comme d'habitude nous avons eu une conversation avec les participants et les membres de l'équipe à mode d'épilogue, afin de savoir comment pourrions nous améliorer cette rencontre.